Galerie de portraits

Clémence de Grandval (buste)Clémence de Grandval (1828-1907)

Élève de Friedrich von Flotow, puis de Camille Saint-Saëns, elle a été l'une des compositrices les plus jouées de la fin du XIXe siècle. Sa Messe et son Stabat Mater furent au répertoire des grandes églises françaises.

Son Concerto, op. 7, pour hautbois et orchestre, interprété par le grand hautboïste Georges Gillet, eut les honneurs de la Société des Concerts du Conservatoire en 1885 et 1886. Le Grand-Théâtre de Bordeaux créa avec succès en 1892 son opéra en cinq actes Mazeppa.

Louise Héritte-Viardot (photo)Louise Héritte-Viardot (1841-1918)

Fille aînée de Pauline Viardot, également cantatrice et pianiste, elle se forma seule à la composition.

La majorité de son oeuvre semble malheureusement perdu. Il en subsiste au moins trois excellents quatuors avec piano et quelques lieders, ainsi que l'opéra-comique Lindoro, créé à Weimar en 1879.

Mari Jaëll (photo)Marie Jaëll (1846-1925)

D'origine alsacienne, pianiste prodige puis interprête célèbre, elle n'étudia la composition qu'à partir de 1870, d'abord avec César Franck, puis avec Camille Saint-Saëns.

Elle laisse un oeuvre important, en grande partie inédit, notamment deux concertos pour piano et un concerto pour violoncelle. Ses oeuvres pour piano inspirés de l'Enfer de Dante la révèlent comme un précurseur de l'écriture minimaliste.

Photo de la collection BNU Strasbourg

Augusta HolmèsAugusta Holmès (1847-1903)

Pianiste, cantatrice, élève de composition de César Franck, elle fut sans conteste la compositrice du XIXe siècle la plus établie dans la vie musicale française, en particulier grâce au chef d'orchestre Édouard Colonne qui dirigea nombre de ses oeuvres symphoniques.

Son opéra La Montagne Noire, dont elle avait écrit le livret, fut créé à l’Opéra de Paris en 1895.

Cécile Chaminade (photo)Cécile Chaminade (1857-1944)

Enfant prodige, remarquée par Georges Bizet, Cécile Chaminade ne put devenir élève du Conservatoire de Paris, son père s'y opposant. Mais elle présenta dès 1880 son Trio, op. 11, à la Société Nationale de Musique, et aborda ensuite avec succès l'écriture symphonique avec notamment son Concertstück, op. 40, pour piano et orchestre, créé en 1888.

De graves problèmes psychologiques l'amenèrent à partir de 1890 à un quasi-repli sur soi et à l'abandon de la composition de pièces ambitieuses au profit de pièces de piano et de mélodies, une image de « compositrice de salon » qui lui colle encore à la peau de nos jours.

Mélanie Bonis (portrait à l'huile)Mel (Mélanie) Bonis (1858-1937)

Née dans une famille d'artisans parisiens, d'abord autodidacte, elle devient élève de piano de César Franck, puis entre au Conservatoire de Paris et y étudie la composition avec Ernest Guiraud.

Elle a laissé une musique de chambre et une musique de piano de toute beauté. Son statut dans la vie musicale française lui valut d'être nommée en 1910 un des secrétaires de la Société des Compositeurs de Musique.

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